L'environnement

Espèces exotiques envahissantes

Espèces exotiques envahissantes GestionLacNairne 14 juin 2022
Qu’est-ce que c’est?

Une espèce exotique envahissante (EEE) est un végétal, un animal ou un micro-organisme (virus, bactérie ou champignon) qui est introduit hors de son aire de répartition naturelle. Son établissement ou sa propagation peuvent constituer une menace pour l’environnement, l’économie ou la société.

Comment sont-elles introduites?

La plupart des EEE sont introduites dans notre environnement par les eaux de lest (ballast) des navires, par la navigation de plaisance, par des activités comme l’aquariophilie, l’horticulture ou l’aquaculture et par le commerce des animaux de compagnie. Le transport, notamment celui des marchandises, les maladies des espèces sauvages, le bois d’emballage et le bois de chauffage peuvent aussi être des voies d’entrée, ou «vecteurs», des EEE.

Quels sont leurs impacts?

Sur l’environnement :
L’introduction et la propagation des espèces exotiques envahissantes ont des impacts majeurs sur la biodiversité locale. Elles entraînent le déplacement des espèces indigènes sous l’effet de la prédation ou de la compétition dans la recherche de nourriture et d’autres ressources. Les EEE peuvent également diminuer la diversité génétique des espèces indigènes, en s’hybridant avec ces dernières, et constituer une menace pour certaines espèces rares ou vulnérables. De façon plus globale, les espèces exotiques envahissantes peuvent altérer la composition des écosystèmes naturels, nuire à leur composition et compromettre leur fonctionnement durable.

Sur l’économie :
Le contrôle et la gestion des EEE sont parfois difficiles et coûteux. Ces espèces peuvent avoir des répercussions négatives sur la productivité forestière, agricole ou aquacole. Les infestations d’EEE peuvent même influencer négativement la valeur des propriétés.

Sur la société :
Les infestations d’EEE peuvent également avoir des conséquences négatives sur le plan social. Elles peuvent, notamment, affecter la santé humaine en augmentant les risques de maladies ou en causant de la souffrance à des humains ou à des animaux. Des activités récréatives pratiquées sur l’eau ou dans la nature, comme le canotage et la randonnée pédestre, peuvent également être limitées ou entravées par la présence ou l’infestation d’espèces exotiques envahissantes.

(Source : https://www.environnement.gouv.qc.ca/biodiversite/especes-exotiques-envahissantes/index.asp)

Au lac Nairne, heureusement, ces espèces ne semblent pas être dans le lac actuellement. Ces espèces exotiques envahissantes possèdent une grande capacité d’adaptation. Elles perturbent l’habitat naturel et détériorent la qualité de l’eau.

Les prédateurs naturels de cette plante sont très rares et celles-ci disposent d’un atout supplémentaire : elles peuvent se reproduire par fragmentation de la tige. Ainsi, un petit morceau de tige sectionnée peut prendre racine et donner naissance à un nouveau plant. Les fragments peuvent être transportés par le courant, par les usagers des plans d’eau et par les animaux. Résultat : en très peu de temps, on peut se retrouver rapidement avec des herbiers gigantesques qui détruisent les écosystèmes.

Il n’existe qu’une seule solution – la prévention

Les espèces exotiques envahissantes peuvent être catastrophiques pour la faune et la flore du lac Nairne car une fois introduite, une espèce est généralement difficile et coûteuse à contrôler. L’Association a donné le mandat de produire un herbier au lac Nairne au cours de l’été 2022 afin de vérifier la présence d’espèces envahissantes telles que le myriophylle à épis ou encore la moule zébrée.

Le premier geste à poser pour tout utilisateur voulant profiter du lac et le garder en santé est de faire laver son embarcation à la station de lavage située à la base de plein air de Saint-Aimé-des-Lacs. En effet, il est obligatoire d’effectuer la décontamination de toutes les embarcations avant de les descendre à l’eau. Le lavage des embarcations (à moteur ou non) est obligatoire à chaque fois qu’elles entrent dans le Lac.

Informations complémentaires

Conseils

Mieux connaître la myriophylle à épis



Mieux connaître la moule zébrée



Nettoyage des embarcations

Cinq étapes pour protéger son lac