Les activités nautiques

On peut considérer la baignade comme la raison d’être du développement de la villégiature au Lac Nairne. En effet, les larges plages sableuses en pente douce qui peuvent atteindre plus de 200 mètres et la température confortable des eaux ont attiré nombre de résidents de la municipalité et de personnes provenant des villes voisines. Seule la plage municipale est accessible au grand public. Les autres sont de tenure privée.

Le nautisme

Le kayac, le canoë, la planche à voile, les dériveurs, les embarcations motorisées et les motos marines sont d’usage courant au Lac Nairne. Afin de connaître l’évolution de la flotte d’embarcation au lac Nairne, l’association a réalisé le 10 août 2001 un inventaire des embarcations présentes sur le plan d’eau. Les embarcations inventoriées ont, pour la plupart, leur port d’attache au lac Nairne. Cet inventaire sera réalisé à tous les deuxième vendredi d’août des années impaires. Le prochain inventaire est ainsi fixé au 8 août 2003.
Inventaire des embarcations ( Août 2003 )

Bien que le dénombrement effectué en 2003 signale une légère diminution d’embarcations ( les embarcations à propulsion manuelle étant le seul groupe en progression) il convient de noter l’importante augmentation du nombre de kayaks de même que l’ajout de 9 motomarines. Le pédalo s’avère encore la forme la plus populaire de promenade nautique. Elle se pratique surtout au petit matin, comme le kayac et le canoë, lorsque le lac est comme un miroir reflétant, pour un temps, l’image fugace et changeante des nuages. Seule embarcation motorisée à ce moment de la journée, la verchère utilisée pour la pêche à la traîne, surtout en début de saison.

L’utilisation du plan d’eau connaît au quotidien des changements importants de clientèle. Ainsi, par beau temps et généralement en après-midi, les embarcations motorisées et surtout les motos marines sont souvent, comme ailleurs au Québec, une source de friction avec les villégiateurs et baigneurs. La certification des utilisateurs a grandement contribué à diminuer les risques associés à la présente d’activités multiples grâce à la prise de conscience par les adeptes du nautisme des risques induits par la pratique de leur activité favorite.

Il demeure toutefois difficile pour les plaisanciers de localiser de façon précise les zones de baignades car celles-ci ceinturent entièrement le lac et sont de largeur très variable. Pour pallier cette difficulté, l’association a identifier les zones où sera réglementée la vitesse des embarcations. Ainsi, dans une zone de 0 à 100 mètres où de 0 à 200 mètres depuis les rives du lac, la vitesse maximale des embarcations sera de 10 km/hre. Afin de faciliter la navigation et la sécurité de tous, l’association, grâce à l’obtention de commandites ( Cliquez ici pour connaître les commanditaires de l’association ) a installé à l’été 2003 douze bouées ceinturant le lac Nairne. Les baigneurs pourront donc pratiquer leur activité préférée sans crainte et sans affecter les plaisanciers. Seule exception à cette restriction: la pratique du ski nautique. Les embarcations pourront excéder cette vitesse au départ et à l’arrivé.

La pêche

L’omble de fontaine ( Salvelinus fontinalis ) est l’espèce sportive la plus prisée au lac Nairne. Elle partage les eaux du lac avec l’omble chevalier ( Salvelinus alpinus ), la truite rouge du Québec ou encore le citron comme l’appelle familièrement les Amélacois. Celle-ci constitue une population reliquaire à une latitude aussi basse. Elle préfère généralement les basses températures et les profondeurs de plus de 15 mètres. Or, en raison du faible taux de renouvellement des eaux du lac, de la largeur des plages qui peuvent excéder 200 mètres et de leur composition sableuse, les eaux du lac Nairne sont plutôt chaudes. En outre, la profondeur maximale du lac n’atteint pas 12 mètres. C’est donc dire que l’omble chevalier vit dans des conditions environnementales qui sont à la marge de ses besoins physiologiques. En outre l’absence d’oxygène sous la thermocline en été laisse craindre pour la survie de cette espèce au lac Nairne

Il fut un temps où la pêche à la mouche était fort prisée au Lac Nairne. Les prélèvements souvent excessifs, la destruction de certains habitats et l’utilisation intensive du lac ont réduit la pêche à la mouche à un vague souvenir. Aujourd’hui, quelques adeptes pratiquent la pêche à la traîne. La pêche blanche fut interdite à l’hiver 2003 en raison d’un épisode de mortalité importante des populations de poissons survenu à l’automne 2003. La revitalisation de la pêche à la mouche et de la pêche blanche constitue un autre dossier sur lequel œuvre l’association. Ainsi, les tributaires du lac Nairne ont fait l’objet, à l’automne 2003 d’une caractérisation en vue de réaliser des aménagement dont l’objectif est d’améliorer les habitats et ce faisant la reproduction des populations de poissons. L’accroissement de l’expérience de pêche et du taux de capture s’avère une entreprise difficile. Mais elle est encore une activité qui pourrait être fort bien séduire de nouveaux adeptes pourvus qu’elle soit encadrée et que l’on puisse atteindre un taux de capture intéressant.