Un lac dont il faut maintenir les usages

Un lac dont il faut maintenir les usages

Certains pourraient penser que l’eutrophisation du lac Nairne est inéluctable et qu’à brève échéance les villégiateurs et résidents en auront perdu les usages. Heureusement rien n’est plus faux. La mise à niveau des systèmes de disposition des eaux usées dans le bassin versant de même que la conformité des productions animales aux normes environnementales réduiront les apports de phosphore et d’azote dans le plan d’eau. Par ailleurs, la mise en œuvre du programme de re naturalisation des rives aura des effets significatifs sur la santé du lac. On estime en effet que lorsque l’écran de végétation aura atteint sa maturité, soit en 2006, c’est près de 85 % du phosphore résiduel qui sera capté avant d’atteindre les eaux du lac.

Les résultats obtenus pour le lac Érié démontrent que l’on peut reconstituer de larges écosystèmes aquatiques. À condition d’y mettre les ressources professionnelles et financières requises. Le lac Nairne présente depuis quelques années seulement ses premiers signes d’eutrophisation. Étant au début du processus de vieillissement prématuré du lac, il est temps d’agir et d’adopter des comportements qui tiennent compte de la qualité de l’environnement. Plus on tarde à agir, plus les problématiques environnementales sont complexes et plus elles deviennent onéreuses à corriger.
e québécoise pour la baignade.