Communiqué de Presse de mars 2006
L’APELN présente les principaux constats d’une étude de caractérisation
des eaux du lac Nairne.
St-Aimé-Des-Lacs, 06 mars 2006. L’Association pour la
protection de l’environnement du Lac Nairne présente les conclusions de l’étude
« Bilan et suivi limnologique (lac) et recommandations pour freiner
l’eutrophisation accélérée du lac Nairne
et minimiser l’impact de ses symptômes pour les villégiateurs » qui a
été commandée à la firme Robert Hamelin et associés.
L’étude au coût de près de 18 000 $, a été réalisée, suite à
une souscription populaire tenue en 2004, dans le but de mieux connaître les
apports (tributaires) et les pertes (émissaire) de phosphore au lac Nairne et
d’ainsi mieux comprendre son cycle annuel.
Le mandat de la firme
était de documenter la situation limnologique et physiographique du lac
et de recommander des mesures correctives pour réduire le taux de phosphore
dans l’eau et d’ainsi freiner le processus d’eutrophisation entamé.
L’étude aura permis :
- D’évaluer le taux de renouvellement des eaux du Lac qui serait
de 46 jours, ce qui, selon les experts, correspond à un taux de renouvellement
rapide et contribuerait à maximiser les résultats attendus suite à
l’application de mesures correctives.
- Une meilleure compréhension des variations d’oxygène et de
phosphore dans la fosse principale du
Lac sur une base annuelle en établissant les profils de stratigraphie
thermique et de déficit d’oxygène dans la fosse principale.
- De savoir que certains tributaires du lac apportent des
charges significatives de phosphore tout au long de la saison estivale et qu’il
y a lieu de mieux documenter l’environnement de ces tributaires.
- Que l’un des tributaires du lac contenait (au moment de
l’échantillonnage) des coliformes fécaux alors qu’il ne devrait pas en contenir.
Selon Olivier Rochette, président de L’APELN, «Outre le
travail en continu de réduction à la source du phosphore, les interventions
possibles au lac Nairne restent très limitées.
En effet, malgré que les spécialistes aient ciblé deux pistes de
solutions potentielles, les risques d’intervenir de façon artificielle, à
l’intérieur d’un écosystème fragile comme celui du lac Nairne, sont
évidents. De plus, malgré que d’autres
solutions pour contrer l’eutrophisation d’un lac soient reconnues par le
ministère du Développement durable, de l’environnement et des parcs (MDDEP),
plusieurs d’entre elles sont difficilement applicables et il y a à ce jour peu
d’expérimentations connues.»
M. Rochette explique aussi qu’étant donné que l’APELN, pour
plusieurs intervenants du milieu de l’environnement, fait figure de chef de file, elle n’aura
d’autre choix que de poursuivre sa lancée et espérer que ses efforts de
sensibilisation auprès des villégiateurs de même que ceux pour mieux comprendre l’environnement
complexe qui régie la qualité de l’eau du lac porteront fruits au cours des
prochaines années.
C’est donc sur la base de ces constats que l’Association procédera à une mise à jour de
son plan d’action à court et moyen terme. Malgré tout l’APELN poursuivra son travail de sensibilisation
auprès de ses membres, mais aussi auprès des résidents de tout le bassin
versant, et ce très tôt au cours de l’été. L’adhésion d’un plus grand nombre de
villégiateurs, résidents, utilisateurs et autres bénéficiaires du lac à sa
campagne de membership prévue au printemps
été 2006 apportera aussi à l’Association la légitimité nécessaire pour
l’obtention de fonds qui contribueront à entamer une nouvelle phase dans la
récupération des usages du lac.
Bien évidemment, les utilisateurs du lac seront invités,
encore une fois cet été, à se conformer à la réglementation municipale et à
faire le lavage de leur(s) embarcation(s), à ne pas nourrir les canards et à
faire la collecte d’escargots pour combattre la dermatite du baigneur, à
poursuivre la revégétalisation des
berges du lac tout en limitant au maximum l’utilisation de fertilisants
commerciaux, puis finalement à procéder à la vidange des fosses septiques et
aux modifications qui s’imposent pour certaines installations sanitaires.
Source : Olivier Rochette
Président APELN
(418) 626-2054 # 5320
Cell :(418) 802-4174
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Saint-Aimé-des-Lacs, le mercredi 8 mai 2002 :
Lassociation pour la protection de lenvironnement du lac Nairne (APELN) avise les usagers du lac Nairne et les utilisateurs des eaux du bassin de la rivière Malbaie du potentiel dintroduction et dinfestation des plans deaux par la moule zébrée.
Ce potentiel dinfestation des eaux du lac Nairne par la moule zébrée a été démontré suite à des analyses effectuées par lAPELN à lété 2001. Ces analyses indiquent que le lac Nairne présente un pH égal ou supérieur à 8,0 et un taux de calcium de plus de 20 mg/l. Ces caractéristiques constituent les seuils dimplantation de la moule zébrée. Monsieur Bernard Maltais, président de lAPELN, a indiqué que, « lorsque présente dans un cours deau ou un bassin versant il nest plus possible de se débarrasser de la moule zébrée ». Les conséquences de linfestation des eaux sont multiples et importantes. Ainsi, dans le guide traitant de la moule zébré, le ministère de lenvironnement du Québec signale quelles peuvent bloquer les usines de traitement des eaux municipales, de même que les prises deaux industrielles et domestiques. Elle peut, en outre, modifier léquilibre écologique des plans deau et coloniser les zones de fraie des poissons ce qui peut occasionner une baisse du taux de survie des ufs de poisson. Elle occasionne également des dommages aux bateaux et nuit à la baignade.
Parce que la mise à leau dembarcations constitue pour la moule zébrée un moyen efficace de dispersion et dans lattente de laménagement dinfrastructures et de règlements municipaux appropriés, lAPELN incite les plaisanciers dont les embarcations fréquentent des plans deau infestés par la moule zébrée ou susceptibles de lêtre à suivre les consignes indiquées dans lavis joint à ce communiqué.
Monsieur Maltais a indiqué que « laménagement dune rampe de mise à leau, dune station de lavage des embarcations de même que ladoption et la mise en vigueur dune réglementation appropriée comme il en existe ailleurs au Québec constitue, outre la sensibilisation des usagers, un moyen efficace pour diminuer les risques dinfestation des cours deau de la région. »
Pour information supplémentaire SVP contacter Monsieur Bernard Maltais, président de lAssociation au numéro de téléphone (418) 651-9256.
Avis aux usagers du lac Nairne
Prévenir lintroduction la moule zébrée au lac Nairne est laffaire de tous
La moule zébrée a été introduite accidentellement dans les lacs Érié et St. Clair au cours des années 80. Depuis elle sest disséminée dans les lacs et cours deau de 19 États américains et de deux provinces canadiennes dont le Québec. Lorsquelle a infesté un cours deau, il nest plus possible de sen débarrasser. La mise à leau dembarcations constitue le moyen dinfestation de lacs et de bassins de drainage non contaminé.
Aussi, dans lattente de laménagement par les autorités concernées dinstallations publiques (rampe de mise à leau et station de lavage dembarcations) et de règlements municipaux visant à diminuer les risques dintroduction et dinfestation du lac Nairne par la moule zébrée, lassociation pour la protection de lenvironnement du lac Nairne inc. (APELN) recommande aux usagers du lac (propriétaires fonciers, gestionnaires de plages publiques ou privés, plaisanciers, pêcheurs, plongeurs
) dappliquer les mesures suivantes lors de la mise à leau dembarcations de plaisance provenant de lextérieur du lac Nairne :
Inspecter bateau et remorque ainsi que tout léquipement du bateau (ancre, dérive, rouleaux, essieux, etc.) et enlever toute végétation visible de tout équipement ayant été en contact avec leau.
Drainer leau du moteur, du vivier, du fond de cale et du puits darcasse.
Rincer le bateau et les équipements (châssis et armatures de remorque, compartiments de feux de position, système de refroidissement du moteur, conduites, réservoirs et pompes) tous gréements ayant séjourné dans leau de même que cannes à pêche, épuisette et panier avec de leau chaude.,
Une eau dont la température excède 40° C éliminera les larves (véligères) des moules zébrée. Si la température excède 60° C les moules seront éliminées. Si leau chaude nest pas disponible, utiliser de leau sous pression (+/- 50kpa ou 250 lb/po2). Ne pas utiliser de sel ou de chlore.
À défaut de lavage, laisser sécher le bateau et les équipements pendant au moins 5 jours avant la mise à leau.
Pour toutes informations supplémentaires, veuillez vous adresser au ministère de lenvironnement du Québec au 1-800-561-1616
Association pour la protection
de lenvironnement du lac Nairne Inc.
4, chemin des Pins, St-Aimé-des-Lacs, (Qc) G0T 1S0
Courriel : admin@lacnairne.org
© 2003 P.Barry pour l'association des propriétaires du lac Nairme
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